En tant que Growshop, il est vrai qu’on a une grosse préférence pour la culture indoor, mais on doit tout de même avouer que la culture en extérieur a son lot d’aficionados. Vous souhaitez commencer une culture en extérieur mais vous ne savez pas par où commencer ? Restez encore un peu, on vous explique tout dans cet article.
Le choix de la variété
Malheureusement, si la culture en extérieur peut paraître plus simple qu’en intérieur, il ne suffit pas de jeter une graine et d’espérer qu’elle pousse… Le premier point pour une culture fructueuse au fond de son jardin, c’est le choix de la variété à cultiver. Certaines plantes s’adaptent très bien au climat tandis que d’autres auront plus de mal à pousser en dessous d’une température clémente.
Vérifiez donc le climat adapté aux plantes que vous souhaitez cultiver avant achat. Cela vous évitera quelques ratés. En France, nos étés sont tempérés et les températures ne dépassent que rarement les 32°C, sauf dans le Sud-Ouest (ils ont vraiment gavé de chance ces bordelais). Évitez donc de vous lancer dans une culture de plantes (trop) exotiques. Demandez conseil à votre fournisseur sur l’adaptabilité des espèces que vous souhaitez voir fleurir dans votre jardin. En cas de doute, tournez vous vers des graines en autofloraison, qui seront adaptées à tout type de culture.
La bonne période et le bon emplacement

Pour mettre toutes les chances de votre côté, nous vous conseillons de faire germer vos graines en intérieur avant de planter les jeunes plants dans votre jardin. En effet, les graines étant extrêmement fragiles et ayant besoin de beaucoup de chaleur, il sera plus aisé de les faire germer dans votre maison. Pour cela, vous pouvez utiliser la méthode des deux assiettes ou les placer directement en godet sous une petite serre.
Une fois vos graines germées, gardez les jeunes plants au chaud jusqu’à la fin des dernières gelées. Pendant ce temps, vous pouvez arpenter votre jardin pour choisir THE place ! Choisissez un coin relativement bien ensoleillé et à l’abri des vents violents qui peuvent survenir pendant le printemps et l’été. L’idéal est d’opter pour une exposition plein sud. Veillez à ce que l’endroit reçoive assez d’air pour éviter les risques de moisissures, cela pourrait ruiner votre culture avec une rapidité fulgurante.
Préparer le sol pour sa culture en extérieur
Mettez toutes les chances de votre côté en amendant correctement votre sol pour accueillir vos plantes. Car oui, c’est bien le sol qui vient nourrir les végétaux ! Un sol bien enrichi en nutriments va venir apporter à vos protégés une alimentation saine et de qualité. Pour amender parfaitement votre sol, vous disposez de beaucoup de choix de matières organiques. Ces dernières vont différer selon la nature première de votre sol.
Les amendements pour la culture en extérieur
- Le compost. Conçu à partir des déchets alimentaires, le compost est une très bonne base pour nourrir le sol. Évitez simplement d’y déposer vos déchets provenant d’agrumes, cela risquerait de rendre le sol trop acide. Pensez bien à remuer et à humidifier votre compost régulièrement. On estime qu’un compost est bien décomposé après un an.
- Le lombricompost. C’est une des bases les plus importantes quand on pratique le Super Soil ou le Living Soil. Le lombricompost est issu des déjections de nos amis les vers de terre (on vous promet, vos plantes n’en prendront pas le goût) ! Ces derniers sont essentiels pour qualifier un sol de riche ou non, plus les vers de terre sont présents, et plus votre sol sera fertile.
- Les poudres de roches. Elles vont apporter des minéraux fondamentaux pour la croissance et pour la floraison des plantes. Elles sont à utiliser avec parcimoni, certains sol en contiennent déjà beaucoup. Nous vous conseillons d’analyser la nature de votre terre avant d’en ajouter.
- Les guanos. Comme le lombricompost, il s’agit des déjections de nos amis les bêtes. Chauve souris ou encore poule, vous trouverez beaucoup de choix. Les guanos sont souvent très riches en nutriments élémentaires comme l’azote, le phosphore et le potassium.
Attention : les guanos sont à ajouter seulement s’ils sont nécessaires. En effet, si votre sol est naturellement riche en azote, nul besoin d’y ajouter un apport.
Il existe encore énormément d’amendements que vous pourrez utiliser pour préparer votre sol. Choisissez-les en prenant en compte les besoins nutritifs des variétés que vous souhaitez cultiver.
À noter : cette étape est à réaliser à la fin de l’hiver, cela laissera le temps aux matières organiques de se décomposer parfaitement avant la transplantation de vos plantes. Une fois votre sol prêt, couvrez-le avec un paillage pour ne pas laisser le froid tuer la flore microbienne qui s’y construit.
La plantation

Une fois les premières petites feuilles sorties, il est temps de transplanter vos plants en extérieur. Deux possibilités s’offrent alors à vous :
- Planter en pleine terre directement.
- Planter en pots.
Ces deux choix possèdent chacun leurs avantages et leurs inconvénients.
La culture en extérieur en pleine terre
Si vous optez pour la culture en pleine terre, vos végétaux ne connaîtront pas d’obstacles à leur croissance. Vous pourrez donc aisément obtenir des plantes très grandes et très fournies. Néanmoins, il sera préférable de fertiliser votre sol et vos plantes seulement avec des matières naturelles. Cela n’est pas obligatoire, vous pouvez tout de même utiliser des engrais minéraux mais vous risquez fortement de polluer gravement votre sol et de tuer toute sa flore microbienne. Cela peut s’avérer très problématique pour vos prochaines sessions.
La culture en extérieur en pot
La seconde option est la culture en pot en extérieur. Les cultures en pots sont facilement déplaçables en cas d’intempéries et vous pourrez simplement contrôler et réguler leurs tailles dans un souci de discrétion. Faire grandir vos plantes en pots vous permettra de ne pas vous limiter aux engrais naturels, en effet, si vous ne comptez pas utiliser votre terreau, vous pouvez nourrir vos végétaux avec des fertilisants minéraux sans que cela ne pose problème.
La transplantation
En pot ou en pleine terre, la transplantation se passe de la même manière. Si vous avez choisi de réaliser vos semis dans des godets biodégradables, vous n’aurez besoin que de déposer votre godet dans un trou creusé plus tôt. Au fur et à mesure des arrosages, le pot disparaîtra simplement dans le sol.
Si les plantules poussent dans un pot classique, il vous faudra faire preuve de délicatesse. En effet, les jeunes plants sont fragiles et nécessitent un soin tout particulier. Après vous être strictement bien lavé les mains, prenez votre pot, une main en dessous et une main au-dessus du pot. Vous pourrez voir d’un simple coup d’œil si la motte est bien enracinée. Retournez le pot et pressez délicatement les côtés pour dépoter la plante doucement sans perdre de racines dans la bataille. Placez le bloc dans le trou et recouvrez le tout de terre. Vous n’aurez plus qu’à arroser abondamment et laisser profiter vos plantes de leur nouvelle maison.
L’entretien d’une culture en extérieur
Place maintenant à l’entretien ! C’est bien beau d’avoir fait tous ces efforts, reste maintenant à ne pas tout ruiner (on vous jure que ça peut arriver très vite). Pour une croissance et une floraison explosive en pot, certaines plantes ont besoin d’un petit coup de pouce. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’utiliser des engrais en suivant un programme d’engraissage. Vous trouverez ces programmes chez toutes les marques de fertilisants. Si vous n’en avez jamais utilisé, pas de panique, vous n’avez qu’à suivre les dosages préconisés par la marque et tout se passera bien !
Pour les cultures en pleine terre, on se tournera plutôt vers les thés de compost oxygénés qui sont totalement naturels et ne risquent pas de polluer votre sol. C’est une manière efficace d’apporter les nutriments nécessaires à chaque phase de développement de la plante.
Les traitements préventifs
En plus des engrais, il est important d’adopter un traitement préventif. En effet, les plantes sont plus exposées aux nuisibles et aux bactéries en extérieur. Il est donc essentiel de prévenir ces désagréments avant qu’ils ne viennent toucher vos végétaux et vous faire rater votre session. Vous pouvez utiliser des traitements préventifs organiques comme la mélasse, le purin d’ortie, la terre de diatomée ou encore l’huile de Neem. Ces solutions vont venir éloigner les nuisibles et les potentiels pathogènes loin de vos végétaux. Vous pouvez aussi choisir de planter autour de vos végétaux de la sarriette ou encore de la menthe, qui sont toutes deux réputées pour repousser les indésirables.
A présent, vous devriez être assez informé pour commencer votre culture en extérieur sereinement. Si vous rencontrez certaines difficultés, n’hésitez pas à demander conseil à nos vendeurs ou checker nos nombreux articles !





